18/01/2011
La boutique de jouets
Auteur
Blas
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2ºESO,
Lectures faciles,
Littérature
Je voudrais commencer ici une nouvelle série de messages ayant comme but celui de vous proposer des lectures faciles, adaptées et amusantes.
Vous pouvez faire bien une lecture en silence, en essayant de comprendre l'histoire et en utilisant le dictionnaire si nécessaire, bien une lecture à haute voix pour pratiquer la prononciation.
Le conte qu'on vous propose ici vous permet également d'écouter l'histoire et, en même temps, de la lire en silence pour vérifier la prononciation des textes qui composent l'histoire.
Allez-y vite! Suivez ce lien pour trouver une lecture très amusante. Amusez-vous bien et profitez aussi pour apprendre et améliorer votre français.
Trouvez d'autres histoires sur Racontine.com.
14/01/2011
Antoine de Saint-Exupéry. Le Petit Prince.
Auteur
Blas
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4ºESO,
Littérature,
Romans
Le Petit Prince est l'oeuvre la plus connue d'Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943, c'est un conte poétique et philosophique sous l'apparence d'un conte pour enfants.
Suis ce lien où tu trouveras une édition bilingue (français-espagnol) du roman de Saint-Exupéry.
Tu peux également lire, regarder et écouter Le Petit Prince sur YouTube. Suis les liens suivants:
Chapitres 1 et 2,
Chapitres 3 et 4,
Chapitres 5 et 6
Chapitres 7 et 8,
Chapitre 9, chapitre 10,
Chapitres 11, 12 et 13,
Chapitres 14 et 15,
Chapitres 16, 17, 18 et 19,
Chapitres 20 et 21,
Chapitres 22, 23 et 24,
Chapitre 25, Chapitre 26,
Chapitre 27 et Fin de l'histoire.
13/01/2011
L'ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche.
Auteur
Blas
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Romans
L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, déjà prononcer en français le titre de cette oeuvre incontournable de la littérature espagnpole et universelle peut paraître amusant. Mais, avez-vous eu la curiosité de vouloir connaître quel est le debut de ce roman magnifique traduit dans la langue de Molière et Victor Hugo? Voici le très connu debut de l'histoire de l'hidalgo de la Manche... Mais, en français.
(...)
Visite AudioCite.net pour écouter d'autres textes.
(...)
TOME 1
LIVRE PREMIER
LIVRE PREMIER
Chapitre I
Qui traite de la qualité et des occupations du fameux hidalgo don Quichotte de la Manche.
Dans une bourgade de la Manche, dont je ne veux pas me rappeler le nom, vivait, il n'y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier, rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse. Un pot-au-feu, plus souvent de mouton que de boeuf, une vinaigrette presque tous les soirs, des abatis de bétail le samedi, le vendredi des lentilles, et le dimanche quelque pigeonneau outre l'ordinaire, consumaient les trois quarts de son revenu. Le reste se dépensait en un pourpoint de drap fin et des chausses de panne avec leurs pantoufles de même étoffe, pour les jours de fête, et un habit de la meilleure serge du pays, dont il se faisait honneur les jours de la semaine. Il avait chez lui une gouvernante qui passait les quarante ans, une nièce qui n'atteignait pas les vingt, et de plus un garçon de ville et de campagne, qui sellait le bidet aussi bien qu'il maniait la serpette. L'âge de notre hidalgo frisait la cinquantaine ; il était de complexion robuste, maigre de corps, sec de visage, fort matineux et grand ami de la chasse. On a dit qu'il avait le surnom de Quixada ou Quesada, car il y a sur ce point quelque divergence entre les auteurs qui en ont écrit, bien que les conjectures les plus vraisemblables fassent entendre qu'il s'appelait Quijana. Mais cela importe peu à notre histoire ; il suffit que, dans le récit des faits, on ne s'écarte pas d'un atome de la vérité.
Or, il faut savoir que cet hidalgo, dans les moments où il restait oisif, c'est-à-dire à peu près toute l'année, s'adonnait à lire des livres de chevalerie, avec tant de goût et de plaisir, qu'il en oublia presque entièrement l'exercice de la chasse et même l'administration de son bien. Sa curiosité et son extravagance arrivèrent à ce point qu'il vendit plusieurs arpents de bonnes terres à labourer pour acheter des livres de chevalerie à lire.
Aussi en amassa-t-il dans sa maison autant qu'il put s'en procurer. Mais, de tous ces livres, nul ne lui paraissait aussi parfait que ceux composés par le fameux Feliciano de Silva. En effet, l'extrême clarté de sa prose le ravissait, et ses propos si bien entortillés lui semblaient d'or ; surtout quand il venait à lire ces lettres de galanterie et de défi, où il trouvait écrit en plus d'un endroit : «La raison de la déraison qu'à ma raison vous faites, affaiblit tellement ma raison, qu'avec raison je me plains de votre beauté ; » et de même quand il lisait : «Les hauts cieux qui de votre divinité divinement par le secours des étoiles vous fortifient, et vous font méritante des mérites que mérite votre grandeur.»
Dans une bourgade de la Manche, dont je ne veux pas me rappeler le nom, vivait, il n'y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier, rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse. Un pot-au-feu, plus souvent de mouton que de boeuf, une vinaigrette presque tous les soirs, des abatis de bétail le samedi, le vendredi des lentilles, et le dimanche quelque pigeonneau outre l'ordinaire, consumaient les trois quarts de son revenu. Le reste se dépensait en un pourpoint de drap fin et des chausses de panne avec leurs pantoufles de même étoffe, pour les jours de fête, et un habit de la meilleure serge du pays, dont il se faisait honneur les jours de la semaine. Il avait chez lui une gouvernante qui passait les quarante ans, une nièce qui n'atteignait pas les vingt, et de plus un garçon de ville et de campagne, qui sellait le bidet aussi bien qu'il maniait la serpette. L'âge de notre hidalgo frisait la cinquantaine ; il était de complexion robuste, maigre de corps, sec de visage, fort matineux et grand ami de la chasse. On a dit qu'il avait le surnom de Quixada ou Quesada, car il y a sur ce point quelque divergence entre les auteurs qui en ont écrit, bien que les conjectures les plus vraisemblables fassent entendre qu'il s'appelait Quijana. Mais cela importe peu à notre histoire ; il suffit que, dans le récit des faits, on ne s'écarte pas d'un atome de la vérité.
Or, il faut savoir que cet hidalgo, dans les moments où il restait oisif, c'est-à-dire à peu près toute l'année, s'adonnait à lire des livres de chevalerie, avec tant de goût et de plaisir, qu'il en oublia presque entièrement l'exercice de la chasse et même l'administration de son bien. Sa curiosité et son extravagance arrivèrent à ce point qu'il vendit plusieurs arpents de bonnes terres à labourer pour acheter des livres de chevalerie à lire.
Aussi en amassa-t-il dans sa maison autant qu'il put s'en procurer. Mais, de tous ces livres, nul ne lui paraissait aussi parfait que ceux composés par le fameux Feliciano de Silva. En effet, l'extrême clarté de sa prose le ravissait, et ses propos si bien entortillés lui semblaient d'or ; surtout quand il venait à lire ces lettres de galanterie et de défi, où il trouvait écrit en plus d'un endroit : «La raison de la déraison qu'à ma raison vous faites, affaiblit tellement ma raison, qu'avec raison je me plains de votre beauté ; » et de même quand il lisait : «Les hauts cieux qui de votre divinité divinement par le secours des étoiles vous fortifient, et vous font méritante des mérites que mérite votre grandeur.»
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12/01/2011
Charles Perrault. La Belle au Bois dormant.
Auteur
Blas
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Littérature
Voici la version originale du conte La Belle au bois dormant.
Clique sur l'image pour écouter ce conte et lis en meême temps l'extrait qu'on te présente.
"Il était une fois un Roi et une Reine, qui étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés qu'on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; voeux, pèlerinages, menues dévotions, tout fut mis en oeuvre, et rien n'y faisait. Enfin pourtant la Reine devint grosse, et accoucha d'une fille : on fit un beau Baptême ; on donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le Pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis. (...)"
Si ti veux, tu peux continuer la lecture: clique sur ce lien pour retrouver le texte de ce conte.
Tu trouveras une très grande variété d'oeuvres littéraires sur Littérature audio.com.
Clique sur l'image pour écouter ce conte et lis en meême temps l'extrait qu'on te présente.
"Il était une fois un Roi et une Reine, qui étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés qu'on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; voeux, pèlerinages, menues dévotions, tout fut mis en oeuvre, et rien n'y faisait. Enfin pourtant la Reine devint grosse, et accoucha d'une fille : on fit un beau Baptême ; on donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le Pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis. (...)"
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Jacques Prévert. Pour faire le portrait d'un oiseau.
Auteur
Blas
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Littérature,
Poèmes
Pour faire le portrait d'un oiseau
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.
Jacques PREVERT
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